Les signaux du corps avant l’épuisement : identifier le “trop-plein”
- Béatrice NEUILLÉ - Sophrologue
- 5 déc. 2025
- 3 min de lecture

On ne tombe pas en épuisement du jour au lendemain. Avant le vrai “stop”, le corps envoie toujours des signaux. Toujours.
Le problème, c’est qu’on ne les voit pas. Ou plutôt… on ne veut pas les voir. On met ça sur le compte de la fatigue, du temps qui court, d’un mauvais sommeil, de la météo, de la charge du moment. On se dit : “Ça ira mieux demain.”
Et puis un matin, on se réveille et… non. Le corps n’a plus la force, plus l’envie, plus la capacité à suivre.
Cet article est là pour mettre des mots - et un peu de lumière - sur ces signaux trop souvent ignorés.
Le corps parle avant de crier
Le corps ne prévient jamais en hurlant d’un coup. Il commence toujours par des messages discrets. Des petites alertes. Des mini “hé ho, regarde par ici”.
Voici les signes les plus fréquents :
• La fatigue qui ne passe plus : vous dormez, mais la batterie ne se recharge pas vraiment. Vous vous réveillez déjà fatigué(e).
• Les tensions dans la nuque, les épaules, la mâchoire : comme si votre corps retenait quelque chose. (Spoiler : il retient tout.)
• Le cœur qui accélère facilement : une émotion, une contrariété, un imprévu… et hop, ça s’emballe.
• La respiration courte : on respire “haut”, vite, sans profondeur. Le corps reste en mode vigilance.
• Des douleurs digestives ou un ventre noué : le système digestif est souvent le premier à réagir au stress prolongé.
• Une irritabilité nouvelle : des petits riens qui agacent beaucoup. Une sensibilité accrue. Une fatigue nerveuse qui déborde.
• Un brouillard mental : difficulté à se concentrer, à choisir, à décider…Tout demande plus d’énergie qu’avant.
Si vous ressentez plusieurs de ces signes, c’est que le corps tente - vraiment - de vous prévenir.
Pourquoi on ne s’écoute pas ?
Parce qu’on s’est habitué(e) à tenir. À “faire avec”. À avancer malgré tout.
On a pris l’habitude de fonctionner sur nos réserves. Sauf que les réserves, un jour, s’épuisent.
Ce n’est pas un manque de courage. Ce n’est pas un manque d’organisation. Ce n’est pas un problème de compétence.
C’est juste du trop-plein. Et le trop-plein finit toujours par déborder.
Une scène qui dit tout
Vous êtes en train de préparer un repas simple. Rien de spécial. Et soudain, la cuillère tombe ou la casserole déborde ou quelqu’un pose une question innocente…
Et vous sentez que ça vous dépasse. Beaucoup plus que ça ne devrait.
Ce n’est pas la casserole. Ce n’est pas la question. C’est juste… tout le reste.
C’est un signe parmi tant d’autres.
Comment la sophrologie aide à écouter les signaux
La sophrologie n’empêche pas les obligations. Elle ne fait pas disparaître la charge professionnelle ou familiale.
Mais elle change votre capacité à vous écouter.
On apprend à :
✔ ressentir ce qui se passe dans le corps
✔ reconnaître quand le niveau de stress monte
✔ relâcher avant que ça déborde
✔ recharger ses batteries plus efficacement
✔ calmer le système nerveux
✔ se reconnecter à ses besoins réels
Le travail se fait en douceur, sans pression, sans performance.
Juste du retour à soi.
Exercice express : Le scan des 30 secondes
Un mini-rituel à faire 2 à 3 fois par jour :
fermez les yeux,
inspirez profondément par le nez, puis expirez lentement par la bouche,
passez mentalement votre attention du haut du corps vers le bas :
tête,
nuque,
épaules,
poitrine,
ventre,
dos,
jambes,
repérez une zone qui tire, qui pique, qui fatigue,
inspirez par le nez…
et, sur l’expiration par la bouche, relâchez cette zone comme si vous souffliez la tension,
30 secondes. C’est souvent suffisant pour que le cerveau comprenne :
“Ah… elle/il m’écoute.”
Et l’EFT dans tout ça ?
L’EFT aide à :
décharger le trop-plein émotionnel,
apaiser les pensées qui tournent,
diminuer la pression intérieure,
redonner du calme là où ça déborde.
C’est l’outil parfait quand on sent “la boucle mentale” se réactiver encore et encore.
À retenir
Votre corps ne vous lâche jamais sans prévenir. Il parle. Il murmure. Il clignote en rouge petit à petit.
Le courage n’est pas de tenir jusqu’à la chute. Le courage, c’est d’entendre les signaux… d’accepter de ralentir et parfois de se faire aider,
Vous méritez de ne plus fonctionner en mode survie. Vous méritez de respirer autrement et pleinement.
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