Post 1 : Non, le tabac n’est pas glamour ! Il pue, il tue… mais la liberté, elle, est douce.
- Béatrice NEUILLÉ - Sophrologue
- 26 juin
- 2 min de lecture

J’ai commencé à fumer à l’adolescence. Pas par conviction, pas par plaisir non plus. Juste pour suivre les copains.
Parce qu’à cet âge, on a peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas faire partie du groupe.
Alors on imite, on s’adapte, on se dit que "de toute façon, tout le monde le fait".
Sauf que non.
Tout le monde ne le fait pas. Et surtout, personne ne nous prévient de ce qui nous attend vraiment.
Les années ont passé. J’ai essayé d’arrêter, plusieurs fois. Sans succès. Jusqu’à ce que, un jour, je réalise une chose : j’étais en train de brûler ma vie par les deux bouts.
Le tabac me volait bien plus que de l’argent ou du temps.
Il me volait mon énergie, ma voix, ma capacité à monter un simple escalier sans être essoufflée.
Alors j’ai pris une décision : cette fois, ce serait pour moi. Pas pour les autres, pas pour faire plaisir. Pour MOI.
Et puis, il y a eu l’arrêt.
Difficile ? Oui. Très. Mais je m’y suis tenue. Parce que j’avais enfin compris que je valais mieux que ça.
Et puis, il y a eu les preuves que j’avais raison :
Ma voix. Cette voix de fumeuse, rauque, comme étouffée, a disparu. Et un soir, j’ai pu chanter une berceuse à mes enfants sans avoir mal à la gorge, sans me dire "encore une fois, je n’y arrive pas". Ce moment-là, c’était bien plus qu’une chanson.
C’était la preuve que je me réappropriais ma vie.
Le Sancy. Deux ans plus tôt, j’avais tenté l’ascension avec ma famille. J’avais dû m’arrêter, essoufflée, frustrée. Cette fois, j’ai atteint le sommet. Sans m’arrêter. Sans cette boule dans la poitrine qui me rappelait que je n’étais plus maîtresse de mon corps.
Le tabac, je l’ai cru inoffensif, presque anodin. En réalité, il puait. Il me volait mes petits bonheurs : chanter pour mes enfants, marcher sans m’essouffler, me sentir libre.
Aujourd’hui, je sais une chose : la liberté n’a pas de prix.
Mais elle a un goût : celui de l’air pur, des rires de mes enfants
et de cette fierté discrète d’avoir repris le contrôle.
Prochain épisode (dans 1 semaine) : "Non, le tabac n’est pas glamour ! Il pue, il tue… et il vous possède." (Obsession, angoisse, quête permanente, mauvaise odeur et désillusion : quotidien du fumeur.)
Et vous, quel a été votre déclic ? 💬



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