Post 2 : "Non, le tabac n’est pas glamour ! Il pue, il tue… et il vous possède."
- Béatrice NEUILLÉ - Sophrologue
- 7 juil.
- 1 min de lecture

Je me souviens de cette comptabilité absurde :
"Est-ce que j’en ai assez pour la soirée ? Pour le week-end ?"
Comme si les cigarettes étaient une monnaie d’échange, une ressource vitale à gérer.
Une angoisse de plus dans une journée déjà remplie de stress.
Et puis, il y avait l’obsession du briquet.
Arriver dans un café, chez des amis, dans une salle d’attente…
et scanner les lieux du regard :
"Où est le cendrier ? Qui a un briquet ?"
Comme si, sans ça, je ne pouvais pas exister.
Quelle illusion.
Et en déplacement, même en vacances ?
La première chose que le fumeur repère (ou tente désespérément de repérer), c’est le Bureau de Tabac.
"La carotte", comme on l’appelle parfois. Un réflexe.
Une chasse permanente.
Le pire, c’était l’odeur.
Pas seulement celle, tenace, qui imprégnait mes vêtements, mes cheveux, ma peau. Non, le plus insupportable, c’était cette haleine de cendrier.
Cette odeur qui me collait à la bouche, qui me rappelait, à chaque parole, que j’étais prisonnière.
Prisonnière d’un geste, d’une habitude, d’une fausse impression de contrôle.
On croit maîtriser le tabac ;
En réalité, c’est lui qui nous possède.
Il nous vole notre temps, notre argent, notre sérénité.
Il nous fait croire que nous avons besoin de lui… alors qu’en vérité, c’est lui qui a besoin de nous pour continuer à exister.
Prochain épisode (dans 1 semaine) : "Non, le tabac n’est pas glamour ! Il pue, il tue… et les films mentent." (On parlera des jeunes, des influences et de ces images qui nous font croire que fumer, c’est "cool").



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